Je suffoque.
Ma respiration s'accélère et je cherche une issue. Je cours dans ce trou sans fin en logeant les murs qui m'étouffent. Je m'arrête, à bout de souffle. Les bras appuyé contre mes genoux légèrement fléchis, je relève la tête lentement. Je sens ta présence. Ton odeur enivre mes narines. Mon c½ur chavire. Tes pas si familier se rapprochent à un rythme régulier. J'aperçois ta fine silhouette à plusieurs mètres de moi. Je me relève et lève le bras en ta direction en signe que te tend la main. Tu m'inspectes, je le sens, quelques minutes avant de foncé vers moi à toute vitesse. Tu arrives alors à ma hauteur. Ma main toujours tendu, tu la poses sur ton c½ur. Tu déposes avec ta miraculeuse délicatesse, la tienne sur mon c½ur.
Ton bras traverse alors ma poitrine. Çà brûle. Je serre les dents comme si ça allais apaiser la souffrance que tu es en train de m'infliger. Tu ressors alors cette main habituellement si discrète de mon torse y laissant un grand trou. Tu tiens mon c½ur encore battant au milieu de celle-ci. Un liquide noir et rouge es venu tâcher ta peau parfaite. Ma main passe alors à travers ton torse à toi. C'est si chaud...c'est si réconfortant de me sentir en un sens la même personne que toi. J'agrippe avec force ce qui doit être ton c½ur. Je le tire vers moi et le ressors de ta poitrine. Il bat à une vitesse régulière également. Tu lèves ton regard vers moi. Il me transperce. Je vois la peur et la tristesse naître dans tes prunelles mystérieuses. Celle que je dévore chaque fois que j'en ai l'occasion. Une larme rouge glisse le long de ta joue et viens mourir doucement sur tes lèvres. Tu baisses le regard. Honteux. Pourquoi ?
Tu te mets alors à lentement disparaître sous mes yeux totalement impuissants. Tu deviens vite, trop vite, une vulgaire flaque de sang. Ton c½ur niché dans mes mains glacé par l'effroi, cesse de battre.
Un bruit sourd me sors de cet horrible cauchemar. Merci mon dieu. Je fais ce rêve pratiquement tout les soirs depuis près de 10 ans... Dormir est un enfer pour moi. C'est comme une punition violente à laquelle je ne peux pas échapper. C'est inévitable. C'est douloureux.
Un nouveau bruit perturbant viens me sortir de mes pensés. Je me frotte les yeux furtivement et saute en bas de mon grand lit.
Mes pieds se cramponnent au plancher glacé de ma maison totalement inhabité pour moi. J'avance rapidement dans les couloirs guidé par la peur naissante dans mon estomac. Je descends quatre par quatre l'interminable escalier. J'arrive en bas, face à la porte, mon père se trouve étalé par terre. Il rit tout seul, sous mon regard enflammé sur lui. Il lève les yeux, et m'aperçois. Il baisse le regard coupable de quelque chose.
*_Écoute To...Tomi...j'avais be...besoin de sortiiir. Çà m'a fait du bien...essaie de comprendre. J'avais besoin de m'amuser un peux...
Ma tête se plonge dans une infinie réflexion. Mes idées se transforment en tourbillons de confusion.
À près tout...il a raison. Ça me fait plaisir qu'il prenne enfin l'air et qu'il passe à autre chose. Qu'il reprenne enfin vis.
Aurais-je retrouvé mon père ?
Je ne veux pas me faire trop de fausse joie non plus.
*_Viens Papa, je vais t'aider à monter.
Je passe son bras autour de mon cou et l'aide à escalader l'immense escalier qui se dresse devant nous.
On monte en silence. Lui, trop bourré, moi, trop aspiré par mes interminables interrogations.
Je le mène avec la fatigue qui monte en moi, dans sa chambre des centaines de fois trop grande.
Il s'allonge lourdement sur son lit et somnole immédiatement. Ses forces envolées.
Tout comme moi.
Je soupire en le regardant une dernière fois dans le piètre état dans lequel il se trouve. Je ferme délicatement sa porte, et je m'éloigne vers ma chambre.
Je me laisse tomber sur mon lit et inspire librement le silence de cette nuit troublante. J'inspecte mon plafond un long moment et mes yeux se ferment pour m'emprisonner à nouveau dans ce monde que je tente en vain de fuir.
(¯`·._.•Ellipse•._.·`¯)
La lumière se fraye un chemin entre mes paupières lourdement fermé. Je les ouvre difficilement et m'assoie dans mon lit. Je me lève et me traîne jusqu'à la fenêtre.
Il pleut.
J'adore la pluie. C'est si apaisant. Je me dis qu'il n'y a pas que moi qui suis aussi gris. Ça me rassure si on veut.
Je quitte la pièce et descend dans la cuisine.
Personne.
Mon père doit être dans un sal état.
Je souris légèrement à cette pensée et me prépare un petit bol de céréale. Je le mange, seul, debout devant l'immense fenêtre de la salle à manger. Je regarde avec attention chaque goûte qui frappe avec violence la vitre. Elle s'écrase à terre faisant fondre toute la neige qui avait pris des jours à s'accumuler. Preuve que dans la vie, sa prend des années à tout bâtir et une seconde pour tout détruire. Tout est éphémère. C'est drôlement fait.
À cette pensée, l'appétit me quitte. Je regarde avec dégoût, mon bol pratiquement plein dans mes mains tremblantes. Je vais le déposer sur le comptoir et je vais m'asseoir dans le salon.
Je soupire tout au long des minutes qui passent. Je ne fais que réfléchir à tout ce qui n'est rien. J'attends avec une impatience palpable l'heure ou tu passeras. Le seul moment de la journée qui me donne la force de l'affronter. Celui qui me donne le courage de me lever juste pour voir le rythme si précis de tes pas sur le sol que tu piétines chaque jours.
Juste pour me rappeler...ce que je n'ai pas la force d'affronter.
Juste pour me rappeler, pourquoi tu n'es plus à mes côtés.
Aloors ce Chapiitre?
L'est comment?
On Veux touuuut savoiir ;D
Et
On veux aussii tout savoiir sur le Parc Des Priinces!!!
Mercii De nous suiivre c'est vraiiment très gentiil!
Continuer nous noter là*# et là*#