Il y en a des milliers d'autres mais comme la vie ne s'arrête pas là, elle en a choisit un pour tous les représenter à mes yeux.
Ce flocon perdu au milieu de ce tourbillon de lui-même virevolte et se mêle de temps en temps à ses semblables.
Mes prunelles qui contrastent parfaitement avec la froideur de cette journée de novembre le suivent peu importe sa direction insensée.
Comment puis-je accorder tant d'importance à une simple poussière de neige ?
L'attente. L'excitation, la pulsion impatiente aux bouts de mes doigts engourdis.
Ma tête ferrait n'importe quoi pour s'occuper, pour tenter de le chasser de mon esprit tourmenté.
Mes yeux quittent la course folle de ce flocon pour se poser pour une millième fois sur ma montre. Cette montre que j'ai achetée seulement pour lui.
Je me replace sur ma chaise et appuie mes coudes sur le bord de ma fenêtre. Je souffle doucement sur celle-ci pour y faire apparaître par la magie de ma chaleur, une petite buée. Je souris comme un jeune enfant et pose mon doigt en plein milieu. Je trace avec délicatesse et attention un simple c½ur. Celui que tu m'as apparemment volé.
C'est en regardant mon ½uvre que je te vis à travers elle. C'est un signe ? Te voir transpercer mon c½ur ?
On ne sait jamais.
Je me redresse d'un coup sur ma chaise et colle mon nez sur la vitre gelée. Mes yeux suivent chacun de tes pas, guettent chacune de tes manies, observent tes moindres détails, remarquent tout. Rien n'y échappe.
Tu marches moins vite que d'habitude. Tu sembles prendre ton temps. Tu savoures probablement l'air frais de la journée frigorifiante qui s'offre à nos pieds.
Tu trottines simplement en prenant soin de bien déposer tes pieds au sol et savourer chacun de tes pas... Tu respires la courte liberté que tu peux te permettre de humer pour l'espace de quelques minutes. Le temps qui avance, lui ne se repose jamais.
Toutefois, malgré cette brise qui fouette avec tendresse ton visage et malgré ce souffle qui épouse chacune de tes formes sans gênes, tu continues ton chemin, sans doute par habitude.
À ce moment précis, à cet instant même, tu ne peux pas savoir comme je l'envie. Tu ne peux pas le savoir c'est sur car jamais tu ne pourrais te douter que chaque jour, à cette heure précise où tu passes ici en soupirant, je t'observe, t'admire, te rêve de ma minuscule fenêtre close.
Je fantasme sur toi de ma petite chaise qui n'a pas la chance d'avoir une histoire. Elle est la seule témoin de mes plus grandes envies.
Le vent te pousse jusqu'à ce que je ne puisse plus apercevoir ton long manteau qui ajuste à merveille tes maigres formes.
Pitoyable non ?
C'est ce que je me dis à chaque fois que tu m'échappes. C'est-à-dire, à chaque jour.
Je soupire lentement, comme si tous mes problèmes pouvaient sortir par mes narines et doucement se perdre dans l'air glacial de la pièce.
La vie ne marche malheureusement pas comme çà. Toutes ces démangeaisons restent à l'intérieur. À mon plus grand regret...Je me lève lourdement comme à chaque jour. Je me lève avec la lourdeur de ton image sur mon c½ur. Après temps d'année... Pourquoi n'a-t-il pas cicatrisés toutes les blessures que tu as pu me procurer ?
Non c'est n'est pas de ta faute. Pas du tout.
Je me dirige alors d'un pas léger et sur à l'extérieur de cette pièce ou je retournerais m'enfermer demain, à la même heure. Je soupire encore et me rend dans ma chambre. Je m'assoie sur mon lit et pose ma tête entre mes mains.
Mon esprit plane alors, et va se perdre dans le gouffre profond de mes pensées.
C'est alors que j'aperçois un petit livre qui me paraît très familier. Mes yeux deviennent ronds quand je réussi à l'identifier vraiment. Je m'en saisis délicatement et le caresse du bout des doigts. Je souffle doucement dessus pour faire voler la poussière de tous les cotés. Je la regarde retombé avec tant de légèreté.
Je contemple ce petit objet qui renferme moi-même à l'intérieur. Qui représente mon passé tout simplement. La vie que j'ai pu mener et qui m'a donné celle que je vis aujourd'hui.
Le bout de mes doigts tremble. Ça faisait si longtemps que je n'y avais pas pensé...Retomber dans ce tourbillon de souffrance ne me tente pas vraiment mais...mais en même temps peut-être que ça pourrait m'aider à passer à autre chose.
Ça fait quoi...Dix ans...?
Dix ans de souffrance, dix ans de pleurs, dix ans de cauchemars, dix ans de tourments incessants. Ma tête est remplie de démons qui ne veulent pas partir. Qui m'empêchent de dormir. Qui me poussent à ouvrir la lumière pour les chasser. Mais pourtant, jamais ça n'a fonctionné. Je respire fragilement.
Je m'allonge sur mon grand lit et ouvre avec appréhension une page au hasard. J'inspire fermement et pose mes yeux sur les premiers mots, qui vont bientôt former une phrase. Qui va peut-être me faire mal...
« Je ne voyais plus rien. Juste une lumière aveuglante transpercer le coffre de mon sommeil qui semblait trop profond. Tout dans ma tête défilait sans pause me causant un mal de tête inimaginable. Revivre sans cesse ces quelques secondes qui gâcheraient ma vie entière me causait une telle douleur...
Mais après, plus rien n'a défilé. Tout s'est envolé, en même temps que mon esprit. Les lumières se sont éteintes, et le cauchemar que je vivait restait en pause jusqu'à ce que je me réveille »
Je pose le petit carnet sur mon c½ur. Lire tout ça est comme un coup de poing à chaque mot. Tout me ramène à toi...toute cette douleur ne représente que ton absence...Pourquoi ? Il n'y a que toi qui compte...aller il faut que tu continues ta lecture !! Il faut être fort... !
Avec mes gestes toujours aussi fragiles, je tourne quelques pages et m'arrête encore une fois au hasard sur l'une d'elles.
Je poursuis la lecture avec la peur qui grimpe en moi.
« Tout a tellement changé. Maman et Papa ne se parlent plus, il se crient dessus. Ils ne se voient plus, s'évitent. Pourquoi tout ce que je touche depuis ce jour, se brise ? Pourquoi tout change sans que je ne puisse rien n'y changer moi-même ?
Chaque matin, chaque après-midi, chaque soir, c'est la tempête partout dans la maison. Le tonnerre résonne dans mes oreilles. Il gronde et il souffle seulement sur notre maison. Le malheur s'abat sur nous. Qu'avons-nous fais pour en arriver là ?
C'est de ma faute.
J'en suis le seul et unique responsable. La famille se brise dans mes mains par ma faute. Si jamais je n'avais perdu tout ce sang...rien de cela ne se serait produit.
Excusez-moi de ne pas avoir été assez fort pour encaisser ce coup.
C'est peut-être que je ne vous aime pas assez ?
Excuses moi maman, excuses moi papa, excuses moi/»
Incapable de finir la phrase. Trop de douleur d'un seul coup. S'en est trop. Je referme ce carnet avec toute la force que je possède et le jette au bout du lit. Je me recroqueville sur moi-même et attends.
J'attends quoi ?
Que le temps avance...
Que ma vie passe...
Impressiion ?
Vous aiimez ?
Édit; *Saturation de Cerveau*
Attendez...*se frotte les Yeux*
Non mais c'est moi qui délire ou...ou...
Ou On a Vraiment 374 Visites en 1 Seul Jour, le Premier en plus =OO
Nananana C'est Impossible U_U"
Naaa c'est Bien Vrai =O
Maiiis Z'êtes complêtement Foooolllleeee =O
Et C'est Comme çà Qu'on Vouus aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimeee ='DDD
Rooolalala C'est Vraiment le Plus beau cadeau de Bienvenu qu'on puisse avoir =')
A part quelques personnes bizarres et très méchantes qui sont venu, le reste est adorable!!!
Z'êtes les meiilleurs Nos Missouilles <333
Putaiiin ce qu'on Vous aiimes...^^
